Quel parcours quand j'y repense!
Avec mes collègues, j'ai évoqué aujourd'hui 2 de mes expériences professionnelles, et c'est vrai que c'est épique tout ça!
1° expérience en informatique, mon 1er stage: j'ai fait du Cobol... maintenant c'est tout juste si les jeunes de ma société ne me demandent pas si j'ai connu les cartes perforées!
2° expérience, mon stage de fin d'études: mon chef m'a fait des avances, j'ai pas compris, j'ai rigolé... oups!!! il ne voulait pas valider mon rapport de stage, en 5 minutes je suis partie! j'ai quand même eu mon année et je suis contente d'être partie de là-bas, j'aimais pas, ce sont des consultants à 2 balles qui se prennent pour des warriors!
3° expérience, mon premier CDI et ma première mission: je fais du C, ma moyenne à la fac avoisinait le 0. Mon chef de l'époque ne voulait que des bons développeurs, il m'a prise en main et m'a formée... aïe aïe ça ne s'est pas fait sans douleur mais avec le recul j'en suis ravie, j'ai beaucoup appris.
Au passage, c'est là que j'ai rencontré T&T et Lu.
4° expérience: un collègue voulait le poste qu'on me proposait, il a fait des pieds et des mains pour que j'ai un audit Oracle. Je l'ai réussi brillament mais ils n'ont quand même mis que 5 minutes à me virer de ma mission et à lui filer le poste!
5° expérience: des collègues qui font la sieste l'après-midi, boivent de la pression au bistrot d'en face quand il fait trop chaud dans les bureaux, boivent l'apéro, du grand n'importe quoi... je m'amourache de mon chef et pour rigoler je sors avec un consultant (enfin pas en même temps, ce fut une longue mission!)
Le consultant en question a bien mené sa barque, c'est Sylvain :) Chi chi ch'est possib'
6° : harcèlement moral suite à mon congé maternité.... longue maladie, syndicat, avocat, licenciement!!!
7° : je travaille avec des contrôleurs de gestion, totale éclate jusqu'à ce que ma grossesse se voit et que je fasse une map (menace d'accouchement prématuré)
Retour des syndicats, j'adore l'intérim!
8° : je suis consultante, mon dos me fait savoir qu'il n'en peut vraiment plus et que ça fait 2 ans que je le malmène! Dans cette société, je suis au bureau "de celui qui part", je ne fais pas mentir la légende, je suis licenciée.
Ensuite, je me repose, je fais mon dossier Cotorep mais je n'ai pas le cran de l'envoyer!!!!
9 : ma boîte actuelle, je change de chef au bout d'un mois, restructuration inopinée :( je reste dans le bureau du chef, je fais craquer son stagiaire en prouvant qu'il travaille mal, il part en disant qu'il est harcelé par ce méchant tuteur! je suis dans le bureau des méchants, on envisage de mettre un écriteau à la porte "attention chef méchant!".
Je suis complètement à mon aise.... et comment ce sera quand je ferais un autre bébé? c'est déjà dans nos pensées...
Ce soir j'ai lu cet article.... je dirais ok certes mais bon.. parfois, on ne s'aide pas soi-même!
La maternité reste un frein pour la carrière des jeunes
femmes
Par Sarah DAWALIBI AFP - il y a 35 minutes
PARIS (AFP) - Devenir mère est toujours un frein à la
carrière professionnelle pour les jeunes femmes, contrairement à leurs
compagnons, qui pâtissent beaucoup moins de leur paternité, selon une étude du
Centre d'étude et de recherche sur les qualifications (Céreq) publiée vendredi.
Selon
cette enquête, réalisée auprès de 16.000 jeunes sept ans après leur entrée sur
le marché du travail, 32% des femmes déclarent que la naissance de leur premier
enfant a eu une incidence sur leur emploi.
Après cette première
maternité, 17% des jeunes femmes passent ainsi à temps partiel, 11% changent de
poste ou acceptent une mutation, 7% démissionnent de leur emploi et 4% prennent
un congé parental à temps complet.
Après un deuxième
enfant, l'impact sur la carrière est encore plus fort, avec 35% des femmes qui
réduisent leur temps de travail et 16% qui prennent un congé parental à temps
complet.
Ces changements
conduisent à un impact sur leur revenu, puisque parmi les diplômées ayant au
minimum un bac+ 3, l'écart
de salaire atteint 12% entre les jeunes mères et les femmes sans enfant.
Toujours chez les
diplômées, 49% seulement travaillent à temps plein lorsqu'elles sont mères de
plusieurs enfants, contre 92% quand elles n'en ont pas.
Parmi les femmes qui
n'ont pas fait d'études, la mise entre parenthèses de la vie professionnelle
est encore plus forte, avec seulement 18% des mères de plusieurs enfants qui
travaillent à temps plein, contre 55% pour celles qui n'ont pas d'enfants.
Chez les hommes, par
contre, "être père ne semble pas avoir de conséquences sur leur situation
professionnelle", souligne le Céreq, en constatant qu'enfants ou pas,
"presque tous travaillent à temps plein au terme de leur septième année de
vie active, et leur salaire ne varie guère en fonction du nombre
d'enfants".
91% des pères
déclarent ainsi que leur situation professionnelle n'a en rien été affectée par
la naissance de leur premier enfant et, lorsque le deuxième arrive, 96% ne
déclarent aucun changement.
La principale
explication, souligne le Céreq, est que ce sont toujours les femmes qui
assument encore l'essentiel des charges domestiques, et la "spécialisation
vers des rôles conjugaux traditionnels" s'accentue même au fur et à mesure
que la famille s'agrandit.
Passer l'aspirateur,
préparer le repas du soir et faire les courses: les jeunes femmes s'acquittent
pratiquement quatre fois plus de ces travaux que les hommes.
Elles effectuent en
moyenne 1,8 de ces tâches si elles n'ont pas d'enfant, 2 si elles en ont un, et
2,1 si elles en ont plusieurs. Les jeunes hommes quant à eux en réalisent en
moyenne 0,6, qu'ils soient pères ou non.
Cette division du
travail persiste, même si c'est la femme qui a la situation professionnelle la
plus avantageuse dans le couple. 25% des femmes qui déclarent gagner au moins
autant d'argent et travailler au moins autant de temps, voire plus, que leur
conjoint assurent tout de même l'essentiel des tâches domestiques.
A contrario, seuls 8%
des hommes qui sont moins bien rémunérés et ont un temps de travail moins long
que leur conjointe, disent réaliser l'essentiel des tâches ménagères.